Dans un arrêt rendu le 17 décembre 2015 par la Cour de Cassation, « l’infidélité conjugale n’est plus contraire à la représentation commune de la morale ». L’infidélité n’est donc plus considérée comme immorale. Cette décision est importante pour Gleeden.com, site leader de la rencontre extra-conjugale qui compte aujourd’hui près de 3 millions de membres.
En effet en février 2015, le site Gleeden.com a été assigné en justice par la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC). En cause : la communication régulière de Gleeden, via des campagnes d’affichage sur les bus et dans les stations de métro. Des campagnes validées pour diffusion par l’ARPP ainsi que le service juridique de Metrobus.
La CNAFC, association militante catholique, soutient que Gleeden ferait la promotion de l’infidélité et y inciterait. La CNAFC demande donc la censure sur le site Gleeden.com. Elle s’érige ainsi en législateur porteur d’une idéologie morale – que tout le monde ne partage pas – qui est contraire aux valeurs de la République et notamment à la liberté de choix des couples, la liberté d’expression et la liberté d’entreprendre.
Une évolution importante de la perception de l’infidélité dans le couple
L’arrêt de la cour de cassation prend acte de ce que la perception de l’infidélité a considérablement évoluée et qu’il s’agit désormais d’un phénomène de société assumé, évoqué de plus en plus souvent dans les médias et dont on semble se cacher de moins en moins. D’après un sondage Ifop, 55% des français ont été infidèle au moins une fois au cours de leur vie. D’ailleurs, le nombre de membres du site Gleeden.com ne cesse de croître et atteindra bientôt les 3 millions de membres.
Le Tribunal examinera l’affaire et écoutera les plaidoiries de M° Caroline Mecary, choisie pour la défense de Gleeden.com, le 24 novembre 2016. En attendant, la dernière campagne Gleeden.com s’affichait sur les bus parisiens dès ce mois de janvier.
